Le petit village de Rodès a été encerclé par les flammes

les flammes attisées par la tramontane incendie dans la garrigue flammes encerclant le village des kilometres de tuyaux dans les rues du village

lourd bilan apres l'incendie

Les pompiers des Pyrénées-Orientales, aidés par leurs collègues des départements voisins, ont maîtrisé, après 24 heures de travail acharné, un vaste incendie poussé par la tramontane, qui risquait de s'étendre au massif des Aspres, vers l'Espagne.
Le feu a pris lundi 22 août 2005 en tout début d'après-midi entre les communes de Tarerach et Montalba-le-Château, à une quinzaine de km à l'ouest de Prades, sur le versant nord de la vallée de la Têt, qui coule d'ouest en est vers Perpignan, avant de détruire 1.900 hectares.

Dès le début de l'apres-midi,le plateau de Roupidères s'embrase,200 hectares de maquis et de foret de chenes vert brulent,l'enorme foyer attisé par une forte tramontane devient incontrolable.Vers 15h50 les premiers canadairs arrivent mais la progression du feu continue, hectare apres hectare. Attisé par le vent qui atteignait 100 km/h en rafales, le front du feu arrivait dès 16h00 en vue de trois agglomérations, le village de Rodès, la petite ville d'Ille-sur-Têt, et de l'autre côté de la rivière de la voie de chemin de fer et de la N116, le village de Bouleternère.

Sur les hauteurs de Rodès l'incendie est là aux abords du chateau,il encercle littéralement le village.Le Maire Mr Adroguer décide d'evacuer les maisons menacées par un veritable mur de flammes.Sur la grande place les gens impuissants assistent au tragique spectacle.Dans les rues des kilometres de tuyaux deroulés par les pompiers arrosent les hauteurs du village.

Les habitants evacuent les maisons en se protegeant de la fumée noire,de la chaleur et des vapeurs toxiques.

Le feu malgré les tonnes d'eau largés par les canadairs continue sa progression il file vers la route nationale 116,il saute la voie ferrée et atteint le territoire de Bouleternere.Dans les 2 villages assiegés par les flammes la population est affolée a la nuit tombée car les canadairs ,trackers et dash 8 doivent cesser leurs rondes,vers 20h30 le front des flammes s'etend sur 6 kilometres. Malgré les bombardements incessants de 7 Canadair, un Dash-8, deux Tracker et un hélicoptère bombardier d'eau, le feu sautait de colline en colline, passant la rivière, la route, contournant Rodès, Ille et Bouleternère, protégés par les pompiers au sol.

Les 200 pompiers présents au départ ont reçu tout au long de l'après-midi et de la nuit des renforts venus de tout le département puis de l'Aude, de l'Hérault, de la Drôme, du Gard, du Tarn, de l'Ariège et des Alpes Maritimes.
Au matin, ils étaient 750, aidés de 190 véhicules, et aucune habitation n'avait brûlé dans les trois agglomérations défendues pied-à-pied. Une centaine d'habitants de Rodès, un temps évacués, ont pu reprendre possession de leurs habitations dans la nuit.
Sur la RN 116, 2.000 voitures, en majorité des touristes revenant d'Andorre et de Cerdagne, ont sagement attendu de 18h00 à minuit la réouverture de la route.
Dans la nuit, alors que les avions étaient cloués au sol, tous les moyens terrestres ont été engagés sur le front sud-est, au sud de Bouleternère, pour "fixer" l'incendie dans les gorges du Boulès et éviter qu'il ne "saute" dans le massif des Aspres.
Sans ces efforts, des milliers d'hectares de chênes verts, pins et garrigues "hautes" auraient été difficilement défendus sur un terrain escarpé, avec peu de voies de pénétration. Le feu risquait d'aller menacer la zone de Céret et Amélie-les-Bains, avant de se diriger éventuellement vers l'Espagne.
"Nous avions tous en tête l'incendie de 1976, parti de Bouleternère et qui a atteint Le Perthus et l'Espagne. Il fallait éviter cela", expliquait mardi le colonel Salles-Mazou, commandant l'opération, qui se disait "serein".
"Mais avec un feu de 24 kilomètres de circonférence, des flammèches, des brandons, il faut rester prudent", ajoutait-il.
Comme toujours, l'inconnue reste le vent. Selon la météorologie, la tramontane devait faiblir dans la journée, tandis que 4 Canadair, le Dash-8 -chargé de retardant- et les deux Tracker poursuivaient leurs bombardements sur telle ou telle reprise.
Cela a été notamment le cas à "l'arrière" du feu, du côté de Tarerach, un temps moins "traité", dans la mesure où il fallait anticiper sur la marche des flammes vers le sud-est. "Nous n'avons plus de foyers actifs permanents, mais des foyers isolés ici ou là (...) nous serons là encore plusieurs jours pour traiter tous ces petits foyers", a indiqué le colonel.





Les pompiers se préoccupaient de tout éteindre avant jeudi, jour prévu du "retournement" du vent qui, en une heure, passera du secteur nord-ouest au secteur sud-est, obligeant éventuellement à un repositionnement complet du front de feu. "Nous garderons des forces sur place le temps qu'il faudra", a conclu le colonel.
la population assiste impuissante a la progression des flammes

Les pompiers des Pyrénées-orientales ont émis mercredi 23 août à la mi-journée un "pronostic favorable" d'extinction totale de l'incendie qui a ravagé la région de Rodès, dans les Pyrénées-Orientales, lundi et mardi.
Au plus fort du feu, qui a parcouru 1.900 hectares selon les dernières évaluations du CODIS (Centre opérationnel départemental incendie et secours) quelque 750 pompiers avaient combattu l'incendie, avec l'aide de neuf avions (Canadair, Tracker, Dash-8) et deux hélicoptères bombardiers d'eau.
Selon le CODIS-66, qui a maîtrisé l'incendie mardi en milieu de matinée, mercredi il ne restait plus à traiter que des "reprises résiduelles".
A l'arrière du feu, "elles sont immédiatement traitées par des équipes au sol" sur les pentes escarpées des rives nord du lac de Vinça, "plus difficiles d'accès et où le feu était passé très vite laissant des poches non brûlées qui repartent ici où là".
Quelques petits feux résiduels du même type ont été enregistrés à l'avant de l'incendie, dans la zone des gorges du Boulès au sud de Bouleternère (environ à 12 km à l'est de Prades).
"La Tramontane, déjà moins forte mercredi matin doit se calmer dans la journée permettant d'émettre un pronostic favorable", indiquent les pompiers.
"Les forces au sol, un total de 120 hommes, ont été divisées en deux groupes de 12 véhicules et 60 hommes, expliquait-on au CODIS. Un Canadair "a été maintenu en stand-by à Perpignan pour le moment, en réserve tactique pour parer à toute éventuelle reprise du feu".






le dash 8 largant le liquide retardant

Le feu qui a ravagé plus de 1.900 hectares depuis lundi des deux côtés de la RN116 à une trentaine de km à l'est de Prades est maîtrisé, a indiqué mardi en milieu de matinée un porte-parole des pompiers au PC de Rodès.
La maîtrise du feu dans les deux zones concernées, situées au nord et au sud de la RN116, pourrait cependant être remise en cause en cas de renforcement de la tramontane, qui souffle actuellement à 30 km/h en rafales, a précisé le capitaine Thierry Frederich, porte-parole du CODIS-66.
Dès mardi matin, 4 Canadair, 1 Dash 8, 2 Tracker et deux hélicoptères dont un de commandement avaient repris leur travail sur les deux secteurs sensibles situés au nord et au sud de la RN116 près des communes de Rodès et Bouleternère.
Cinq sapeurs-pompiers ont été blessés dont un sérieusement, a indiqué à Perpignan Stéphane Calviac, directeur de cabinet du préfet des Pyrénées-Orientales.
Une surveillance active devra être mise en place pendant plusieurs jours et les autorités redoutent un renversement des vents prévu jeudi, qui les verraient souffler en venant du sud-est.
"Nous restons très vigilants, même si la situation évolue favorablement dans la vallée du Boulès, au sud de Bouleternère", a précisé M. Calviac.
C'est là que les flammes avaient franchi lundi la route nationale, menaçant potentiellement des milliers d'hectares en direction de la frontière espagnole.
Le feu est arrivé à proximité des villages de Rodès dont une partie de la population a été évacuée, et de Bouleternère, mais n'a pas détruit d'habitation, a rappelé M. Calviac.
La préfecture évalue à 2.000 le nombre de voitures bloquées plusieurs heures sur une dizaine de km par la fermeture de la RN116 de lundi après-midi jusqu'à lundi minuit.
La fermeture de la ligne SNCF Perpignan-Villefranche-de-Conflent a par ailleurs obligé une trentaine de voyageurs à dormir à la mairie et au foyer rural de Villefranche.





Le préfet des Pyrénées-Orientales Thierry Lataste a affirmé sur Europe 1 que rien n'alimentait pour l'instant la thèse d'un feu criminel. "Sur le démarrage initial, l'enquête est en cours mais il n'y a pas d'éléments tangibles qui puissent être donnés", a-t-il dit, précisant toutefois qu'"il y a quelques témoignages sur des reprises".

Le Riberal gardera pour longtemps les stigmates de cet incendie qui en ravageant 1900 hectares est le plus devastateur de l'année 2005 pour le departement.

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