le petit clocher s’élève en forme de tour. Il est coiffé de la traditionnelle cage en fer forgé des clochers tours catalans.
Il sagit dun clocher tour entièrement crépi de blanc, avec chaînage dangle et ouvertures appareillés en briques rouges.
- En pays catalan, le « campanar » était un édifice particulièrement symbolique ayant la particularité de réunir l’autorité militaire et le pouvoir religieux, soit le temporel et le spirituel. D’une hauteur considérable, ils se présentent comme de hautes tours quadrangulaires dont les murs sont ornés de « placards » fausses baies, bordés d’une guirlande d’arcs aveugles. Les murs inférieurs sont percés d’archères, ébrasées vers l’intérieur. Les niveaux supérieurs s’ouvrent sous des baies en plein cintre, unies par des colonnes.
A l’intérieur, le rez-de-chaussée n’a pas de communication avec les étages. Un assemblage de poutres forme une sorte d’échafaud qui soutient les cloches ; ce système permettait d’amortir les vibrations qui auraient pu ébranler la maçonnerie lorsqu’on balançait les cloches à toutes volées. Un conservateur du patrimoine, Jean Raynal, s’est consacré à une étude approfondie très intéressante de ces clochers-tours romans catalans dont il reste une vingtaine, essaimée par les grandes abbayes bénédictines du Vallespir et du Conflent (Coustouges, Ille sur Tet ou Baixas etc...).
Description de l'eglise
Au moyen âge le village de RODES était du côté de Domanova. A son emplacement, il y avait un château.
Les ruines de la forteresse se dressent toujours au sommet de la crête.
Une fenêtre, en forme de croix, nous rappelle qu’il y avait une chapelle consacrée à ST VALENTIN. C’est la sécurité toute féodale de cette demeure qui attira la population sur le site actuel de RODES.
Une église, dédiée à ST JACQUES, est en chantier entre 1348 et 1355, peu avant la grande peste.
Depuis cette lointaine époque, elle a été reconstruite au moins à deux reprises. Nous savons qu’elle brûla une première fois au début du XVIème siècle. Mais, ce n’est qu’au XVIIème siècle qu’elle prit sa tournure actuelle.
A l'origine c'etait une chapelle Romane, son chevet etait orienté vers l'est.
Au XVII ° l'eglise a subit d'importantes transformations,le choeur fut deplacé a l'ouest et l'ancien chevet Roman fut transformé en tour clocher.
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Des croisées d'ogives en briques et une nef latérale furent ajoutées.
Léglise conserve des retables, du maître-autel (XVIII°siècle), de la Sainte Famille et de la Passion (XIX° siècle), un autre retable du XIX°siècle, deux cadireta du XVIII° siècle(une jolie chaise processionnelle de la Vierge ), un Christ du XVIII° siècle, des toiles de la Vierge (XVI° siècle), de Saint-Michel et de Saint-Paul (XVIII° siècle).L'église comporte d'autres retables intéressants, notamment ceux du Rosaire, de saint Gaudérique et de saint Etienne. A côté de l'entrée, à l'extérieur, on distingue quelques vestiges de l'ancienne abside romane.
Le clocher objet de luttes politiques a la fin du XIX° siècle
Le Maire constatant que le curé a fait trouer l'escalier du clocher (pour faire permettre le passage de la corde attachée a l'horloge),fait confisquer les cordes des 2 cloches et le curé se trouve dans l'impossibilité d'annoncer les offices !!
En 1879 le curé ,suite a des reparations effectuées au clocher,refuse de payer le maçon car il estime que ces réparations ont ete commandées par la Mairie.