| le château et ses éléments architecturaux | descriptions et détails historiques | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Les habitants s'y refugient a la moindre alerte,il permet de proteger les récoltes et le betail.
Construit en l'an mille,le chateau assurait la surveillance la vallee de la Têt. Courtine - Elément de muraille reliant deux bastions ou deux tours flanquantes.grandes courtines percées d'archères et d'ouvertures cruciformes.
La seigneurie de Rodès était détenue au XIe siècle par une famille dite de Domanova, puis par le vicomte de Canet et la famille de Perellos(en 1369 le châtelain est le seigneur Ramon de Peyrellons)
La chute de la famille de Perillos eu lieu au milieu du XVe siècle. Tous ses biens passèrent à son neveu, Bernat-Beranger de Perapertusa, en 1459. L'inventaire de 1369 demontre que le chateau est deja delabré a cette époque et que l'equipement est vétuste. Les casques en bois et les boucliers en joncs tressés,le matériel et le mobilier sont presque tous cassés. L'édifice ne semble pas destiné a recevoir plus d'une dizaines de soldats si l'on se refere au nombre des cuirasses.
Inventaire par le procureur royal des armes,
harnais et autres fournitures du château de
Rodès, dont est châtelain le seigneur
Ramon de Peyrellons, représenté par
P. d'Estoer, damoiseau. -
3 cuirasses avec des manches de maille et 2 sans
manche. -
3 paires et demie de manches de maille. -
4 gorgières de mailles auxquelles il manque
des boucles et des courroies. -
3 chapels de fer sans courroie. -
Un chapel de bois sans courroie. -
6 heaumes de bois avec face de fer. -
9 pavois aux armes du roi. -
7 pavois de jonc aux armes du roi. -
3 écus de jonc vieux et cassés.
-
2 arbalètes à tour en bon
état. -
2 arbalètes à pied-de-biche en bon
état. -
1 arbalète à pied-de-biche dont l'arc
est cassé. -
8 arbalètes à étrier dont une
a la noix abîmée, trois n'ont pas de
corde et une autre un arc fendu. -
2 tours pour charger les arbalètes.
-
3 crocs dont un est cassé. -
1348 flèches d'arbalète à
étrier dans une caisse. -
97 flèches d'arbalète à tour
dans une caisse. -
Une caisse de peu de valeur. -
Un banc à couvercle sans attaches.
-
Une table pour les repas. -
Deux bancs. Réparations
à faire: -
couvrir le toit de la salle et lui mettre des
canisses. -
couvrir certains endroits de la chapelle du
château, où il manque des lauzes.
-
couvrir de lauzes le toit du porche de cette
chapelle, et en refaire le mur. -
réparer et consolider la voûte sous le
magasin. -
couvrir de tuiles le poste de guet de la tour.
-
réparer tous les murs du château avec
du mortier de chaux. -
arranger la citerne et en faire une reconnaissance,
car elle est cassée en certains endroits et
laisse fuir l'eau. Armes,
harnais et autres fournitures nécessaires au
château, en plus du matériel
mentionné plus haut : -
5 cuirasses, 6 gorgières de mailles,
-
2 chapels de fer, 6 arbalètes à
étrier, 6 crocs, -
1 caisse de flèches d'arbalète
à tour, et une autre de flèches
d'arbalète à
étrier, -
6 aymines de farine de froment, 2 pièces de
lard salé, -
1 jarre d'un setier d'huile, 1 saumade de sel,
-
1 aymine de fèves, -
1 moulin à bras. NOTE
POSTERIEURE: en juillet 1370, ont été
livrées 6 cuirasses neuves.
(source: A.D., B.162 et Alart, C.R., D,
p.74) Cuirasse: Principale partie de l'Armure qui est ordinairement de fer et qui couvre le corps devant et derrière depuis les épaules jusqu'à la ceinture.
Gorgerin: Pièce inférieure d'un casque fermé, couvrant la gorge et le cou. Peut être composé d'une ou de plusieurs
pièces articulées. Gorgière: Partie de l'armure qui protegeait le cou. Apparue au XIIIe siècle, elle était alors constituée de mailles en continuité de la coiffe ou bien faisant partie du camail mais existait aussi comme une pièce séparée pouvant s'attacher au bassinet.
Chapel de Fer: C'était une sorte de casque en forme de dôme fait de trois pièces ou plus,avec un large rebord.
Heaume: Armure de tête utilisée pendant le moyen âge..
Haubert: C'était une tunique faite de mailles, munie de manches et souvent d'une capuche. Elle descendait habituellement jusqu'au jambes. C'était la protection principales des hommes d'armes jusqu'à la fin du XIIIe siècle.
CARREAU Projectile tiré par l'arbalète et qui est plus court que la flèche (environ 20 centimètres de long) . Il existait différents types de carreaux.
L’empennage n’était pas obligatoire quand il existait, il était soit classique, en plumes , soit en métal . Certains carreaux bipennés avaient un empennage disposé en biais, ce qui les faisait tourner sur eux - mêmes, d’où le nom de vireton qui leur était donné.
Les armées du moyen-âge possédaient un engin terrible avec lequel on lançait des dards d'une grande longueur, des barres de fer rougies au feu, des traits garnis d'étoupe et de feu grégeois en forme de fusées: l'arbalète à tour(baleste de torn)ou baliste.
La bombarde (ancêtre du canon), est une pièce d'artillerie apparue pendant la guerre de cent ans qui lançait des boulets de pierre ou de fer. L'artillerie n'est pas une invention nouvelle, dès le XIVème siècle on signale sa présence dans les
combats. Ces premières "bouches à feu" n'ont cependant
qu'une précision et une portée très limitées. lors des fouilles, on a ramassé quelques boulets en pierre.Le boulet est un projectile d'artillerie sphérique en pierre ou en métal.
Les premiers canons tiraient des boulets en pierre, qui ne se distinguaient des projectiles de catapulte ou de trébuchet que par leur forme géométrique plus régulière.Vers 1500, le boulet en pierre fut remplacé par le boulet en fonte
il faut attendre le XIV°siècle pour voir les premières bombardes forgées propulser de gros boulets de pierre grâce à l'explosion d'un mélange de sapêtre, de soufre et de charbon de bois.
La bombarde est un canon de gros calibre qui projette des boulets de pierre d'environ 450 kg
Le chemin de ronde peut être protégé par un parapet ou un crénelage.
En été ou en cas de siège l'approvisionnement en eau potable etait problématique.
Remarquons l'enduit rosé d'origine. Il est fait d'un mortier de tuileau, c'est-à-dire de brique,de chaux et de tuile pilées qui le rend imperméable. Le château fut attaqué le 10 décembre 1652, durant la bataille le bayle du village s'illustra en tant que défenseur assidu. Le château, déjà ruiné au milieu du XVIIe siècle, a dû servir de redoute dans le vaste ensemble du camp de Ternera.
|